Le film
Trois, deux, un… Go… 155 jeunes enfourchent leur vélo et s'élancent sur les routes du nord du Québec. Ils rêvent tous de participer au Tour de France et c'est en Abitibi que ce rêve commence.
Le Tour de l'Abitibi est la plus longue course à étapes au monde pour les coureurs d'âge junior, 17-18 ans. À chaque été, depuis une quarantaine d'années, plus de 150 jeunes, provenant d'une dizaine de pays, envahissent les routes de l'Abitibi. Pendant cinq jours, ils vont parcourir des centaines de kilomètres, à des vitesses vertigineuses. Pour la plupart d'entre eux, c'est leur première grande expérience au niveau international. Intimidés et confiants à la fois, c'est ici qu'ils vont prendre la mesure de leur rêve.
"Le Tour de l'Abitibi est plus qu'une course cycliste, c'est une expérience de vie", nous dit un coureur.
Dans ce documentaire, quatre jeunes nous font partager ce rêve. À travers l'histoire de Danny Finneran de la Californie, d'Arnaud Jouffroy de la France, de Simon Honour de la Nouvelle-Zélande et de Karl Steppan de l'Abitibi, ce documentaire permet au spectateur de vivre de l'intérieur l'intensité d'une course cycliste. Les jeunes cyclistes vont passer par toutes les gammes d'émotions: le dépassement de soi, la peur de la chute, la frustration d'une mauvaise performance, la déception de ne pas pouvoir terminer, la joie de la victoire. "Pour la plupart de ces jeunes, c'est l'expérience la plus difficile de leur vie", dit Rémi Lessard.
Au-delà de la compétition, ils nous font découvrir la dimension humaine du sport, comment celui-ci influence leur vie et leur permet de s'accomplir comme individus. Ils nous parlent de leur engagement et des choix qu'ils doivent faire. "Le cyclisme est une manière de vivre", raconte Danny Finneran. "Ce n'est pas seulement de monter sur son vélo et de s'entraîner. C'est toute votre vie: le sommeil, les repas, l'entraînement, c'est vingt-quatre heures sur vingt-quatre."
Derrière ces jeunes il y a des individus qui se dévouent pour les encadrer et les aider à se développer et à se surpasser. Ces entraîneurs qui sont, pour la plupart, d'anciens professionnels, se dévouent pour leur transmettre leur passion et leur expérience. "On entend souvent dire que les jeunes n’ont pas d’éthique de travail et n’ont pas envie de faire des efforts," nous dit Dominique Perras, ancien coureur professionnel, "mais je pense qu’un événement comme le Tour de l’Abitibi démontre que lorsqu’ils sont motivés, ils sont prêts à faire des sacrifices". Le film le Tour des rêves en fait la démonstration avec un regard intimiste sur cette compétition et ses coulisses.
Utilisant une dizaine de caméras, dont certaines montées directement sur les vélos des coureurs et d'autres dans les véhicules des équipes, le Tour des rêves permet de saisir l'intensité des courses cyclistes, mais aussi de comprendre les stratégies et les tactiques des équipes.
Parallèlement à la compétition, le tournage nous transporte dans l'environnement de nos quatre participants et nous fait découvrir leurs univers qui sont totalement différents.
Le Tour des rêves est à la fois un documentaire pédagogique sur le monde du cyclisme et un film profondément humain qui nous permet de mieux comprendre l'univers des jeunes athlètes et de découvrir leurs rêves.






